Archive for the ‘Communiqués’ Category

Ensemble! Isère apporte son soutien à Raphaël BRIOT & Raphaëlle RABAN REVEL candidat-e-s de la France Insoumise dans la 3ème circonscription de l’Isère

lundi, juin 12th, 2017

Nous vivons une vilaine farce faite à la démocratie, validée par le fonctionnement de nos institutions. Elle ne nous fait pas rire. Emmanuel Macron a été élu président avec les voix de 43,6 % des inscrits (25,4 % d’abstention). La République En Marche, alliée au Modem, est en passe de faire un « carton plein » de députés avec les voix de 15,4 % des inscrits (51,3 % d’abstention) au premier tour des législatives.

C’est un déni de démocratie qui démontre et confirme que les institutions doivent être profondément renouvelées !

Ensemble! dans ces législatives n’a cessé de plaider pour des candidatures unitaires de la gauche d’alternative. Cet appel n’a reçu qu’un écho limité, et nous payons aujourd’hui le prix fort de cette désunion.

A peine élu, Emmanuel Macron dévoile ses projets au service des classes dominantes : une loi travail format XXL, la casse programmée de la protection sociale, la restriction des libertés avec la pérennisation de l’état d’urgence… À grands coups d’ordonnances ces projets écraseront les salariés, les retraités, les petits agriculteurs et les artisans, les étudiants, les milieux populaires comme les couches moyennes, les jeunes ou les vieux.

Sur la 3ème circonscription, face aux projets de recul des droits politiques et sociaux d’Emmanuel Macron, votons pour les candidat-e-s de la France Insoumise Raphaël BRIOT & Raphaëlle RABAN REVEL

Comité local Ensemble! Isère, le 12 juin 2017
contact@ensemble-isere.org

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Ecopla doit vivre !

vendredi, décembre 23rd, 2016

Soutien aux salariés qui défendent leur projet de SCOP !

L’entreprise Ecopla, unique fabricant français de barquettes alimentaires en aluminium, a été mise en liquidation judiciaire début 2016. Alors que les salariés ont construit un projet de coopérative viable économiquement, le tribunal de commerce de Grenoble a préféré céder les machines au concurrent italien Cuki, alors qu’il n’a aucun projet crédible.

Des salariés qui font tourner leur usine sans patron, c’est sans doute trop dangereux !

Les salarié-e-s d’Ecopla ont interpellé le gouvernement qui n’a rien fait jusqu’à présent. Messieurs Hollande, Cazenave, Sirugue sont aux abonnés absents.

Satisfaire les demandes légitimes des salariés contre le patronat, c’est sans doute trop à gauche pour le pouvoir actuel !

Les salarié-e-s d’Ecopla mènent un combat courageux et porteur d’avenir pour une région frappé durement par le chômage. Ils ont raison de ne pas baisser les bras. Ils ne sont pas isolés. Syndicats, partis politiques, associations, population, les appuis viennent les renforcer jour après jour.

Ensemble! apporte un soutien total à la lutte des salarié-e-s d’Ecopla.

Ces derniers jours, sous la protection des forces de police, CUKI veut emmener l’outil de travail et empêcher tout projet de reprise. Le préfet déclare illégal le rassemblement de solidarité qui a lieu devant l’usine ; c’est intolérable. Il ferait mieux d’utiliser son autorité pour bloquer le dépeçage de l’usine !

Aucune machine ne doit partir de l’usine de Saint-Vincent-de-Mercuze ! Le gouvernement doit sortir de son mutisme et faire cesser ce scandale national. Il doit imposer des négociations pour que le projet de SCOP puisse voir le jour.

Communiqué E38 2016-12-22

Ensemble!38, le 22 décembre 2016

Comité Local Ensemble! Isère, contact@ensemble-isere.org

Futur mode de gestion du chauffage urbain, faire le bon choix.

jeudi, novembre 17th, 2016

Conférence de presse des mouvements politiques agissant dans l’agglomération :

Grenoble
le 15 novembre 2016

Futur mode de gestion du chauffage urbain : faire le bon choix !

La Métro doit décider en décembre du nouveau mode de gestion du service public du chauffage urbain dans l’agglomération.

Eléments de contexte

La gestion du service public du chauffage urbain depuis 1983 jusqu’en 2015 a été un exemple de tout ce qu’il ne faut pas faire. La justice a condamné des malversations par un président et un directeur général dans la gestion de la CCIAG avant 1995. Les élus n’ont pas voulu contrôler la gestion de cette concession qui s’est faite au profit d’intérêts privés et non des usagers, par des directeurs généraux choisis par l’actionnaire privé (Compagnie Générale de Chauffe – Générale des Eaux, devenue Dalkia). La gestion était des plus opaques. (1)

Le changement politique à Grenoble en mars 2014 a permis de débuter une reprise en main par les élus de ce service public : nettoyage du contrat de délégation de service public (DSP) par un avenant en redéfinissant les biens de retour, une redevance liée à la cogénération d’électricité à la centrale de la Poterne, la prise de la maîtrise d’ouvrage de la nouvelle centrale (NUP) qui sera construite sur la Presqu’île. Et enfin nomination d’un directeur général salarié de la CCIAG et non de l’actionnaire privé.

Le contrat de concession passé entre la ville et la CCIAG prend fin le 30 juin 2018, il est donc temps que la Métro qui a la compétence chauffage urbain depuis le 1er janvier 2015, décide de préparer la prochaine gestion de ce service public essentiel. Elle décidera en décembre 2016 du nouveau mode de gestion. Elle devra choisir entre la gestion directe par un établissement public industriel et commercial (EPIC) ou une gestion déléguée au privé.

Un service public essentiel du point de vue social, patrimonial, écologique. De très nombreux locataires du logement social logés par des bailleurs sociaux sont des usagers chauffés par le chauffage urbain. Des copropriétés, petits propriétaires occupants et locataires sont également usagers de ce service public. Il est donc très important que ce service public soit géré avec le souci de la durée, de la qualité du service, au plus juste coût, et donc au plus juste tarif pour les usagers, ce qui n’a pas été le cas dans le passé. L’impact sur l’environnement est aussi très positif car il s’agit d’un mode de chauffage qui contient une majorité de chaleur issue d’énergies renouvelables et les rejets des pollutions dans l’environnement sont contrôlées de bien meilleure façon que pour d’autres modes de chauffage. La Métro vient de décider du classement du réseau de chaleur, ce qui obligera les nouvelles constructions dans la zone classée à se brancher sur le chauffage urbain, ce qui permettra d’améliorer l’économie globale du service et de diminuer les impacts sur l’environnement.

Quel nouveau mode de gestion ?

Dans les engagements pris par nos élu-e-s lors de l’élection municipale de 2014 nous militions pour la mise en place d’un service public de l’énergie de l’agglomération qui prenne en compte l’ensemble de la politique énergétique à mettre en place. La majorité de la Métro s’est engagée à « Mettre en place un service public local de l’énergie et plus particulièrement de l’efficacité énergétique, à la fois fournisseur, distributeur, force de conseil, pivot à l’égard des professionnels du secteur et acteur du financement… Sera également ouvert, avec les usagers, le débat à propos du chauffage urbain et de sa tarification tandis que seront développés les liens entre les réseaux de chaleur à l’échelle de l’agglomération et envisagée l’opportunité de leur extension ».

L’ouverture du débat public avec les usagers n’a pas encore eu lieu, nous demandons à la Métro de l’organiser avant de prendre position sur le mode de gestion du service public du chauffage urbain. Les usagers sont les premiers intéressés à ce que ce service public soit géré au mieux de leurs intérêts puisque c’est eux et eux seuls qui le financent.

Nos mouvements apportent des éléments à ce débat afin que les meilleures décisions soient prises :

  • Le pouvoir de la collectivité doit être total sur ce service pour que disparaissent les intérêts privés qui n’ont rien à y voir. Il faut donc que la Métro se dote des outils de contrôle en tant qu’ayant la compétence du service du chauffage urbain. Ceci afin de garantir que les décisions relevant de la compétence de l’assemblée délibérante élue soient prises en connaissance de cause : les tarifs, le règlement de service, le patrimoine… toutes les décisions réglementaires relèvent de sa compétence ; l’usage de l’argent public des usagers, les comptes du service, le contrôle de l’entretien et du renouvellement, les décisions d’investissement, le contrôle des marchés publics sont de la responsabilité de la collectivité publique.
  • Le maintien du collectif de travail actuel de la CCIAG est le gage du maintien de la compétence technique. Donc il faut maintenir les activités actuelles de la CCIAG en plus du chauffage urbain (gestion de l’incinération à Athanor et la récupération de la chaleur, maintenance de réseaux secondaires, service du froid…). Donc il ne faut pas créer une structure à deux étages qui ne serait que source de doublons et de renchérissement du service.
  • Les usagers doivent être associés à la gestion du service par la création d’un comité des usagers auprès du gestionnaire du service et que leurs représentants soient partie prenante des organes de gestion.

Après une longue expérience de suivi de ces services publics (2), et étude étayée et indépendante permettant la reprise de contrôle public réel de sa gestion, notre préférence va à la gestion directe par un établissement public industriel et commercial (EPIC) prévu par la loi (régie à personnalité morale et autonomie financière) dont les statuts permettront de maintenir et développer les activités actuelles de la CCIAG et de permettre d’accéder à des marchés ou DSP à l’extérieur du périmètre de la Métro. L’EPIC reprendrait l’ensemble des salariés de la CCIAG avec leurs statuts.

C’est le choix d’un établissement public qui exprime le souci du patrimoine public, de la durée, de coûts maîtrisés, de tarifs socialement acceptables, de préservation de l’environnement. (3)

C’est la solution la moins onéreuse pour la Métro qui n’a pas à acheter des actions d’une société privée comme ce serait le cas d’une délégation de service public à une SEM dont elle doit être actionnaire principal.

C’est la solution la plus sûre, car dans le cas d’une délégation de service public au privé, rien n’assure de trouver le délégataire qui conviendrait parfaitement aux exigences de la Métro suite à la mise en concurrence.

L’avantage de la gestion directe est une plus grande souplesse due à l’absence de contrat de délégation. Ce qui permet d’adapter les tarifs en fonction des réalités immédiates, (et si nécessaire chaque année), et non de fixer des tarifs dans le contrat, à la suite à des estimations d’un budget prévisionnel sur la durée du contrat, s’étalant sur une dizaine d’années, avec des formules d’indexations toujours approximatives ; la collectivité perd la maîtrise fine des tarifs pendant la durée du contrat avec le délégataire.

Des représentants des usagers peuvent participer avec voix délibérative au Conseil d’administration de l’EPIC (ce qui n’est pas possible dans une DSP même avec une SEM). Le contrôle politique par les élu-es est direct puisque la totalité du Conseil d’administration est élu par le conseil de Métro et ce dernier peut imposer un contrat d’objectif à l’EPIC qui a alors obligation de résultats.

Le conseil élu de la Métro doit donc expliciter de manière claire et argumentée le choix qui sera fait entre la gestion directe ou une DSP suite à une présentation des avantages et des inconvénients pour elle et surtout pour les usagers des deux solutions, respectant les priorités rappelées ci-dessus : contrôle effectif de la collectivité, maintien du collectif de travail actuel et création d’un comité de usagers auprès du service gestionnaire.

En complément

Dans notre engagement de campagne, nous avions indiqué que la fusion de GEG et de la CCIAG dans un même service sera étudiée. Pour l’instant cette solution n’est pas possible car au 1er janvier 2018, la loi impose à GEG de séparer dans deux entités différentes la distribution de gaz et d’électricité sur le territoire de Grenoble d’une part, et d’autre part la fourniture et la production.

Les relations entre ces deux services publics (chauffage urbain et distribution de gaz et d’électricité) pourront alors être réétudiées après que cette séparation soit effective et suivant la poursuite ou non de la DSP actuelle jusqu’en 2042 pour GEG. Le Tribunal administratif doit très prochainement se pencher sur la légalité de cette délégation des services publics du gaz et de l’électricité suite à différents recours que nous portons.

Notes

  1. Un élu ADES s’est opposé, y compris devant le juge administratif, aux augmentations tarifaires illégalement décidées par le maire et les dirigeants de la CCIAG en 2004. Les usagers se sont activement mobilisés contre des hausses excessives des tarifs en 2008. L’ADES et ses élus ont obtenu l’annulation par le tribunal administratif de tous les tarifs entre 1983 et 2011.
  2. Historiquement l’abandon de la gestion directe était utilisé par des élus pour se décharger sur un délégataire privé et le service n’était plus contrôlé, c’est ce qui faisait dire qu’il s’agissait de privatisation, et c’était effectivement la structure privée qui avait le pouvoir derrière son contrat.
    Les exemples sont multiples dans notre agglomération de cette gestion privée non contrôlée et coûteuse : SEM Grenoble 2000, SEM MALHERBE OLYMPIQUE, SEM RFIVG, SEM TV CABLE, SEM GRENOBLE PARKING, SEM GEG, SEM CCIAG, SEM SEG, SEM PFI, SEMITAG, SEM GID, SEM VFD, SEM ALPEXPO, SEM SERGADI, SEM GCVB PRODUCTION, SEM LE GRAND AXE, etc. Il suffit de lire les rapports, même très tardifs, de la Chambre Régionale des Comptes, ou les jugements des différentes juridictions.
  3. Les leçons, en actes : la reprise en gestion publique des services publics de l’eau et de l’assainissement, depuis 2000, a démontré l’efficacité de cette gestion publique directe lorsque la volonté politique est soutenue dans la durée.

Mort de Mélinda Varga : un drame intolérable

mardi, septembre 13th, 2016

Les expulsions sans solution  de logement digne et pérenne doivent cesser !

Mélinda Varga avait 14 ans. Mercredi 7 septembre, elle est morte électrocutée dans un logement squatté par sa famille. Elle est morte faute de disposer d’un logement digne.

Nous tenons à exprimer notre peine à la famille et aux amis de Mélinda.

Nous venons d’apprendre l’expulsion des familles qui logeaient dans le logement squatté du 62 rue des Alliés, celui que Melinda habitait avec sa famille. C’est inacceptable. Le drame de la semaine dernière n’aura donc provoqué aucune émotion, aucune reflexion, suscité la moindre retenue ? Comment admettre qu’en 2016, dans un pays riche comme la France, alors que le droit au logement est inscrit dans la Constitution et dans la loi, une jeune fille puisse mourir du mal-logement, sa famille étant dans la détresse après de multiples errances et expulsions, les dernières en date, avant celle de ce matin rue des Alliés étant Esmonin et Flaubert à Grenoble ?

La mort de Mélinda n’est pas le résultat d’un dramatique concours de circonstances. C’est le résultat d’un monde qui va mal. En 2016, la France est le 3e pays mondial pour le versement des dividendes, et le patronat reçoit des dizaines de milliards d’argent public. Mais dès qu’il s’agit de répondre aux besoins de la population, le pouvoir en place et la droite flanquée de l’extrême-droite nous disent « austérité », cultivent la peur de l’étranger et désignent les boucs émissaires. Ce dont nous avons besoin, c’est d’une politique de justice sociale et de redistribution des richesses.

L’Etat est le premier responsable de ce drame. Le conseil d’Etat vient de rappeler (décision du 13 juillet 2016) que « c’est l’État qui a la charge d’assurer à toute personne sans-abri et en situation de détresse médicale, psychique ou sociale un hébergement d’urgence ». La France a les moyens d’assurer le droit à un logement digne à tous ses habitants.

Mais dire la responsabilité première de l’Etat ne peut pas exonérer le Département, la Métro et les communes de leurs responsabilités propres. Certaines communes en France vont de l’avant et tentent de relever le défi d’accueillir dignement les migrants, comme Grande Synthe ou Paris. Grenoble et surtout la Métro doivent à leur tour essayer de faire de même, afin d’éviter de nouveaux drames.

Dans l’immédiat, les expulsions sans solution de logement digne et pérenne doivent cesser.

Ensemble!38, le 13 septembre 2016
Comité Local Ensemble! Isère, contact@ensemble-isere.org

Services publics locaux : impliquer les citoyens !

lundi, juillet 18th, 2016

Il y a beaucoup d’inquiétude chez les Grenobloises et Grenoblois suite à l’annonce du plan de sauvegarde des services publics locaux. Ces inquiétudes et la colère qui s’expriment ici ou là, relayée par les associations ou syndicats, sont légitimes. Elles montrent l’importance des services publics locaux dans notre vie de tous les jours.

Comme toutes les municipalités, la municipalité grenobloise se voit imposer une baisse très importante de la dotation de l’état aux collectivités territoriales. La situation est d’autant plus grave à Grenoble que la majorité précédente a laissé une ville endettée, avec peu d’épargne et des taux d’impôts locaux parmi les plus forts des grandes villes (notamment la taxe foncière qui en 2015 est la plus élevée de celles des 41 plus grandes villes françaises).

Le Maire de Grenoble est intervenu publiquement à de nombreuses reprises pour alerter sur cette situation, et une journée « Ville sans services publics » a été organisée par la Municipalité le 25 novembre dernier pour avertir les Grenoblois de ces difficultés.

Le Parti Socialiste et la droite n’ont pas de leçons à donner en matière de démocratie : Nicolas Sarkozy s’est fait élire sur la valorisation du monde du travail, François Hollande sur « mon ennemi, c’est la Finance », et ils ont en réalité tous les deux privilégié les grands patrons et banquiers, le versement des dividendes plutôt que les salaires et l’emploi. Ils n’ont pas plus de leçons de gestion à donner, eux dont les différents gouvernements sont directement responsables des politiques d’austérité qui pèsent quotidiennement sur 99% des Français.

C’est Nicolas Sarkozy qui a négocié avec Angela Merkel le traité TSCG qui impose l’austérité à toute l’Europe sous peine de sanctions, et en octobre 2012 c’est François Hollande qui a fait ratifier par le Parlement ce même traité, reniant les promesses de campagne faites à peine 6 mois plus tôt !

La majorité municipale actuelle a l’ambition de gouverner autrement.

Gouverner autrement, c’est impliquer les citoyens, faire appel à l’intelligence collective, mettre en débat la situation et les réponses à apporter. Ensemble! est convaincu que c’est la meilleure façon de répondre à la situation difficile que les élues et élus de la majorité municipale doivent affronter.

C’est pourquoi Ensemble! demande à la Municipalité que, conformément à son engagement de campagne, elle prenne l’initiative d’une consultation de la population, qui permettra de débattre à partir de toutes les données budgétaires.

Ensemble!38, le 18 juillet 2016

Comité Local Ensemble! Isère, contact@ensemble-isere.org

Budget municipal de Grenoble : Ensemble! 38 appelle à un grand débat citoyen

mercredi, juin 22nd, 2016

Depuis 30 ans les gouvernements, et particulièrement ceux de Nicolas Sarkozy et François Hollande, nous imposent une politique de régression sociale et d’austérité orchestrée dans le cadre de l’Union Européenne ordolibérale. Ces politiques, favorables au grand patronat et aux grosses fortunes, ont mis à mal la société française. Elles sont rejetées par une grande majorité de Français, comme le montre le mouvement social en cours contre le projet de loi « Travail ».

La baisse considérable des dotations aux collectivités est l’une des facettes de cette politique agressive contre la société. Alors que la commune est la cellule démocratique de base de l’organisation sociale, mettant en œuvre les services publics au plus près des populations pour répondre au mieux à leurs besoins, elle est mise en grande difficulté par la réduction brutale des dotations de l’Etat. Crèches, écoles, espace public, logement, personnes âgées, etc. : c’est notre quotidien qui est ainsi directement touché, ce sont les plus fragiles d’entre nous qui verront leur situation s’aggraver encore. La droite et le PS sont directement et activement responsables de ces politiques calamiteuses.

La majorité municipale a présenté ces derniers jours un « plan de sauvegarde des services publics locaux », réduisant les moyens pour répondre à l’asphyxie financière dont la ville est victime.

Ensemble! 38 est solidaire des élus de la majorité municipale qui doivent faire face à ces mesures de désengagement de l’État et exercer leur mandat dans une telle situation.

La Rassemblement citoyen de la gauche et des écologistes a porté durant la campagne électorale l’idée forte de « Grenoble une ville pour tous », « une ville à la démocratie renouvelée, un pouvoir d’agir pour chaque habitant ». Nous appelons la majorité actuelle à prendre l’initiative d’une consultation de la population, conformément à l’engagement n°8 pris lors de la campagne électorale :

Chaque année, la municipalité débattra avec les habitants du budget municipal en proposant plusieurs scénarios, dans chaque secteur et avant le vote du budget par le Conseil Municipal. Des formations pour la compréhension des finances publiques seront proposées aux citoyens.

Que ce soit au niveau national ou au niveau local, que ce soit pour défendre nos droits sociaux ou nos services publics, l’intervention des citoyens est nécessaire pour combattre l’austérité imposée par les gouvernements successifs, qu’ils soient de droite ou du PS.

Ensemble!38, le 20 juin 2016       

Comité Local Ensemble! Isère, contact@ensemble-isere.org

Projet TGV Lyon-Turin : la modernité, c’est donner des moyens aux services publics pour améliorer le quotidien de nos concitoyens !

vendredi, avril 22nd, 2016

La municipalité de Grenoble vient de voter son désengagement du projet de TGV Lyon-Turin. Nous saluons avec force ce geste courageux. Ensemble! Isère espère que la Métro et d’autres collectivités dans la région Auvergne Rhône-Alpes suivront cet exemple.

Contrairement à ce que prétendent la droite et le PS, la modernité ce n’est pas de consacrer 30 milliards d’euros à un projet qui aboutira au mieux dans 20 ans pour une efficacité incertaine, alors que les réseaux ferrés existants sont très sous-utilisés. La modernité, c’est de donner des moyens aux services publics de proximité pour améliorer la vie quotidienne de nos concitoyens.

L’argent public doit être utilisé pour améliorer les liaisons ferroviaires locales (TER) existantes (fiabilité, confort), créer de nouvelles liaisons, avoir des prix accessibles, introduire la gratuité dans les transports de l’agglomération grenobloise.

Alors que tous les rapports montrent les effets dramatiques sur la santé de la pollution aux particules fines, que les axes de circulation sont engorgés, il est urgent de changer nos modes de transports, et rendre les transports publics (trains, tram, bus, etc.) attractifs, pour construire une société plus apaisée et conviviale, une société où il fait bon vivre sans attendre encore des décennies.

Grenoble, le 22 avril 2016
Comité Local Ensemble! Isère
contact@ensemble-isere.org

Communiqué au format PDF : Communiqué 220416 LyonTurin

État d’urgence, loi El Khomri : contre les lois scélérates, pour un monde solidaire, nous resterons debout !

lundi, avril 4th, 2016

Le 31 mars dernier, nous nous sommes mobilisés contre la régression historique annoncée par le projet de loi El Khomri, portant révision du Code du Travail. A cette occasion nous étions des centaines de milliers dans toutes les villes de France : salariés du secteur privé ou de la fonction publique, travailleurs avec ou sans emploi, jeunes, retraités, lycéens et étudiants… Riches de toute notre diversité, nous avons su réagir par une très forte mobilisation à la régression organisée de nos droits, toujours acquis de haute lutte, afin d’obtenir du gouvernement qu’il retire son projet de loi scélérate. (suite…)

Régionales 2015 : au 2ème tour, résister à la montée du FN et à la conquête de la Région par la droite extrême incarnée par Laurent Wauquiez !

vendredi, décembre 11th, 2015

Le premier tour des élections régionales marque une nouvelle étape dans la crise politique qui se poursuit, c’est un vrai choc politique en Auvergne-Rhône-Alpes comme dans toute la France.

La montée du Front National menace la capacité de la société à vivre ensemble, et les droits démocratiques et sociaux. Le FN porte un programme d’atteintes aux libertés, d’attaque contre les droits et la culture, de regression sociale. C’est une grave menace pour les milieux populaires et l’ensemble de la société qu’il cherche à diviser, faisant ainsi le jeu du patronat.

Dans un contexte très lourd marqué par les attentats de novembre et par l’état d’urgence, le résultat de la liste du Rassemblement citoyen écologique et solidaire (EELV, ND, PG, Ensemble! Rhône-Alpes, NGS et citoyen-nes) n’est pas à la hauteur des enjeux. En Auvergne Rhône-Alpes, la division des forces proposant une alternative à gauche, celles de la liste « Le Rassemblement citoyen-écologique-solidaire » et de la liste « L’humain d’abord », a été un facteur supplémentaire de démobilisation.

Ensemble38 est totalement solidaire de la décision du Rassemblement citoyen de conclure un accord de fusion pour le 2ème tour avec la liste conduite par Jean-Jack Queyranne et celle conduite par Cécile Cukierman.

Cet accord permet le regroupement de toutes et tous ceux qui veulent lutter contre la poussée de l’extrême-droite incarnée par le FN, et qui veulent empêcher la droite extrême de Laurent Wauquiez de s’emparer de la Région.

Cette fusion « démocratique », sans engagement de solidarité de gestion ni de participation à l’exécutif, doit permettre au Rassemblement d’être représenté au Conseil régional à hauteur de son résultat, et à ses élu-es de pouvoir porter jusqu’au bout le projet du Rassemblement, en toute indépendance.

Le 13 décembre 2015, nous appelons à nous mobiliser pour battre la droite extrême de Laurent Wauquiez et le FN, en votant pour la liste PS-Rassemblement-PCF !

Ensemble 38, le 10 décembre 2015
contact@ensemble-isere.org

[Grenoble] Attribution du marché de l’Eclairage Public à Citeos-Vinci-Bouygues : une mauvaise décision.

mardi, mai 26th, 2015

Pour la défense du service public en gestion publique, le conseil municipal n’aurait pas dû voter la délibération !

Rappelons une nouvelle fois que la situation actuelle est largement la conséquence des décisions de l’ancienne majorité, qui a décidé de lancer un appel d’offres pour l’éclairage public, avec les risques que cela comportait. D’autres solutions préservant le statut public de ce service étaient envisageables. Quant à la droite, elle est à l’origine de la privatisation partielle par sa transformation de la régie publique GEG en SEM GEG. (suite…)